jeudi 12 avril 2018

Aucun doute, Ajahn Lee


 Ajahn Lee Dhammadharo


Je vous demande de ne pas douter, de ne pas avoir de réticence, et de ne pas hésiter dans le choix d’une méthode de pratique. Il vous suffit de prendre la résolution sérieuse d’entrer en contact avec le souffle de votre respiration et de le suivre aussi loin qu’il peut vous mener. De là, vous pourrez accéder à l’étape de la connaissance résultant de la vision pénétrante (vipassanā ñāṇa), qui conduit à quelque chose de mental qui est l’esprit lui-même. Et en fin de compte, la connaissance pure — buddha — se révélera d’elle-même. C’est alors que vous atteindrez la vertu sûre et certaine. En d’autres termes, si vous laissez le souffle suivre sa propre nature, et l’esprit sa propre nature, les résultats de votre pratique seront, et il n’y a aucun doute à avoir à ce sujet, à la hauteur de tout ce que vous pouvez espérer.

L’esprit des êtres humains, s’il n’est pas corrigé, se laisse naturellement attirer par les préoccupations qui sont mauvaises et qui font souffrir. C’est pour cette raison que nous devons rechercher un principe — un dhamma — avec lequel nous pouvons nous entraîner, si nous espérons trouver un bonheur qui soit stable et sûr. Si notre cœur ne possède pas de principe intérieur, pas la concentration comme refuge, nous sommes alors comme une personne sans abri. Naturellement, les personnes sans abri ne rencontrent en permanence que des difficultés. Elles sont inévitablement souillées par le soleil, le vent, lapluie et la saleté, parce qu’elles n’ont aucun endroit pour s’abriter. Pratiquer la centration de l’esprit (samādhi), c’est construire une demeure pour vous-même.



Ajahn Lee, Conserver la respiration

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

La dépassion, Thanissaro Bhikkhu

Il y a un passage dans le Dhammapada qui dit que si vous voyez que vous pouvez obtenir un bonheur plus élevé en abandonnant un bonhe...