lundi 4 septembre 2017

Les bases de la méditation, Ajahn Maha Bua

Ajahn Maha Boowa



Quand l’attention perd son point d’ancrage, les kilesa s’engouffrent pour attirer votre attention vers un lointain passé ou un futur à venir. L’esprit s’agite et vagabonde dans le paysage mental sans jamais rester un instant calme ni satisfait. Voilà comment les méditants perdent pied en voyant leur pratique de méditation s’effondrer. Le seul antidote est un point d’attention unique et simple comme un mot de méditation ou la respiration. Choisissez celui qui semble vous convenir le mieux et puis concentrez-vous fermement sur cet unique objet à l’exclusion de tout autre chose. Un engagement total est essentiel à cette tâche.

Si vous choisissez la respiration comme point d’ancrage, prenez pleinement conscience de chaque inspiration et de chaque expiration. Soyez attentif à la sensation créée par le mouvement de la respiration et fixez votre attention sur le point où cette sensation est la plus clairement perçue, où la sensation de la respiration est ressentie le plus fort – par exemple, au bout du nez. Assurez-vous que vous êtes conscient de l’instant où l’air entre et de l’instant où il sort mais ne le suivez pas tout le long – restez simplement centré sur le point par lequel l’air passe. Si cela peut vous aider, ajoutez à cette observation la répétition silencieuse du mot bouddho en pensant boud- au point de l’inspiration et –dho au point de l’expiration. Ne permettez pas à des pensées vagabondes d’interférer dans votre pratique. Il s’agit d’un exercice d’attention à l’instant présent, alors demeurez vigilant et pleinement attentif.


Tandis que l’attention se stabilise peu à peu, l’esprit va cesser de prêter attention aux pensées et aux émotions négatives. Il va perdre tout intérêt pour ses préoccupations habituelles. N’étant pas distrait, il se stabilisera de plus en plus dans le calme et la tranquillité. En même temps, la respiration qui, au début, était assez grossière, va devenir plus fine au point même de disparaître complètement de votre conscience. Elle devient si subtile et fine qu’elle finit par disparaître. A ce moment-là, il n’y a pas de respiration consciente ; seule demeure la nature connaissante essentielle de l’esprit.


Ajahn Maha Bua, Arahatamagga Arahataphala

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