mercredi 27 septembre 2017

Voulons-nous réellement la paix ? Ayya Khema



Finalement on en vient à se demander si les gens veulent réellement la paix. Personne ne semble l’avoir mais qui cherche à l’obtenir ? La vie nous apporte ce que l’on est fermement déterminé à obtenir. Il est donc important d’aller voir tout au fond de notre cœur si ce que nous voulons réellement est la paix. Aller chercher tout au fond de son cœur n’est pas chose facile. La plupart des gens ont une épaisse porte blindée à la place de l’ouverture du cœur. Ils n’arrivent pas à y entrer pour découvrir ce qui se passe à l’intérieur. Mais chacun doit essayer d’y pénétrer aussi profondément que possible et clarifier ainsi ses priorités.

le texte en entier Ici

samedi 16 septembre 2017

Connais-toi toi-même, Ajahn Chah


Extrait d'un entretien avec un moine, durant une retraite de saison des pluies 

Q: Et la nourriture? Quelle quantité devrais-je manger?

R: Qu'il s'agisse du sommeil ou de la nourriture, la réponse est la même: connais-toi toi-même. Il est indispensable de se nourrir pour satisfaire aux besoins du corps. Considère la nourriture comme un remède. Si tu manges tant, qu'après les repas, tu as envie de dormir et que tu grossis chaque jour, il est évident que tu fais fausse route! Observe ton corps et ton esprit. Tu n'as pas besoin déjeuner. Au lieu de cela, cherche à voir quels effets tu obtiens suivant la quantité de nourriture absorbée. Trouve l'équilibre naturel pour ton corps. Mets toute ta nourriture dans ton bol conformément à la pratique ascétique. Cela te permet de contrôler facilement la quantité que tu prends. Observe-toi attentivement pendant que tu manges. Connais-toi toi-même. C'est cela, l'essence même de notre pratique. Il n'y a rien de spécial à faire. Contente-toi d'observer. Examine-toi. Observe ton esprit. Ainsi tu trouveras la façon de pratiquer la plus naturelle pour toi.


L'entretien complet peut être trouver

mardi 12 septembre 2017

Faire le calme, Upasika Kee



Quand vous essayez de faire le calme, il faut le faire sur tous les fronts: être calme dans vos actions, calme dans vos paroles, calme dans votre esprit. Ce n’est qu’alors que vous serez en mesure de contempler ce qui se passe en vous. Si vous n’êtes pas calme, vous allez vous impliquer dans des activités à l’extérieur et vous finirez par avoir trop à faire et trop à dire. Cela empêchera votre présence consciente ou votre attention d’être stable et ferme. Il faut que vous arrêtiez de faire, de dire ou de penser tout ce qui n’est pas nécessaire. De cette manière, votre attention pourra se développer en continu. Ne vous laissez pas embrigader dans trop de choses extérieures.

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lundi 4 septembre 2017

Les bases de la méditation, Ajahn Maha Bua

Ajahn Maha Boowa



Quand l’attention perd son point d’ancrage, les kilesa s’engouffrent pour attirer votre attention vers un lointain passé ou un futur à venir. L’esprit s’agite et vagabonde dans le paysage mental sans jamais rester un instant calme ni satisfait. Voilà comment les méditants perdent pied en voyant leur pratique de méditation s’effondrer. Le seul antidote est un point d’attention unique et simple comme un mot de méditation ou la respiration. Choisissez celui qui semble vous convenir le mieux et puis concentrez-vous fermement sur cet unique objet à l’exclusion de tout autre chose. Un engagement total est essentiel à cette tâche.

Si vous choisissez la respiration comme point d’ancrage, prenez pleinement conscience de chaque inspiration et de chaque expiration. Soyez attentif à la sensation créée par le mouvement de la respiration et fixez votre attention sur le point où cette sensation est la plus clairement perçue, où la sensation de la respiration est ressentie le plus fort – par exemple, au bout du nez. Assurez-vous que vous êtes conscient de l’instant où l’air entre et de l’instant où il sort mais ne le suivez pas tout le long – restez simplement centré sur le point par lequel l’air passe. Si cela peut vous aider, ajoutez à cette observation la répétition silencieuse du mot bouddho en pensant boud- au point de l’inspiration et –dho au point de l’expiration. Ne permettez pas à des pensées vagabondes d’interférer dans votre pratique. Il s’agit d’un exercice d’attention à l’instant présent, alors demeurez vigilant et pleinement attentif.


Tandis que l’attention se stabilise peu à peu, l’esprit va cesser de prêter attention aux pensées et aux émotions négatives. Il va perdre tout intérêt pour ses préoccupations habituelles. N’étant pas distrait, il se stabilisera de plus en plus dans le calme et la tranquillité. En même temps, la respiration qui, au début, était assez grossière, va devenir plus fine au point même de disparaître complètement de votre conscience. Elle devient si subtile et fine qu’elle finit par disparaître. A ce moment-là, il n’y a pas de respiration consciente ; seule demeure la nature connaissante essentielle de l’esprit.


Ajahn Maha Bua, Arahatamagga Arahataphala

dimanche 3 septembre 2017

La foi secoue la lourdeur de l’habitude - Ajahn Sucitto




Dans notre pratique spirituelle, nous parlons beaucoup de la concentration et de l’apaisement du mental mais encore faut-il avoir l’attitude juste - l’élément de foi - avant de commencer à nous concentrer ou apaiser notre mental.

La foi secoue la lourdeur de l’habitude qui nous fait croire que nous respirons avec attention alors qu’en réalité nous sommes davantage dans un état de stagnation que de calme.

Le mental est peut-être tranquille, mais il ne s’agit pas de la tranquillité d’un esprit clair, ce n’est pas un calme plein de vie et de présence.

La foi nous rafraîchit, réveille l’énergie du cœur et nous donne une nouvelle perspective. Sans la foi, nous avons tendance à fonctionner à l’intérieur de vieux schémas psychologiques avec des images toutes faites de nous-mêmes, du temps et des lieux, avec toutes les humeurs et les attitudes qui y sont habituellement liées.


L’attention est simplement la capacité de garder quelque chose en esprit de manière objective. Mais si nous basons notre attention du point de vue de notre personnalité, si dans la méditation nous surimposons des attitudes par rapport à nous-mêmes, à nos défauts, nos besoins et nos limites, nous sommes dans la saisie - ou plutôt nous sommes saisis dans l’expérience du soi - de sorte que, quand nous nous asseyons en méditation, nous ne faisons que passer notre temps à confirmer l’existence de cette personne que nous croyons être.


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La dépassion, Thanissaro Bhikkhu

Il y a un passage dans le Dhammapada qui dit que si vous voyez que vous pouvez obtenir un bonheur plus élevé en abandonnant un bonhe...