vendredi 4 août 2017

Activités au quotidien et les pensées, U Tejaniya

 

 

Postures / Repas / Activités au quotidien


N’oubliez pas d’être présent dès le moment où vous vous levez jusqu’au moment où vous vous endormez. Lorsque vous réalisez que vous n’êtes pas présent, vérifiez votre attitude. Essayez de voir dans quelle humeur vous êtes. Êtes-vous détendu ou pas ? Ensuite commencez par noter les sensations qui se manifestent facilement dans le corps. La conscience méditative doit être simple, nullement compliquée. Vous pouvez vous appuyer sur n’importe quelle sensation pour revenir à l’instant présent. L’objet principal ou premier vous aide à rester présent, dans l’instant. Vous pouvez toujours y revenir lorsque vous ne savez plus vers quoi prêter votre attention. Cependant, vous n’êtes pas obligé de rester avec cet objet tout le temps. C’est tout aussi bien si votre attention se dirige vers d’autres objets comme les sensations, l’audition, ou même la distraction, tant que vous êtes conscient de ce qui ce passe dans l’instant. Il convient aussi d’être présent à plusieurs objets à la fois.

Pour la méditation assise, le corps et la conscience devraient être à l’aise. Vérifiez souvent votre état de détente. S’il y a de la tension, d’abord détendez-vous, puis vérifiez votre attitude. S’il y a de la résistance, ressentez cette résistance et prenez- en conscience. Soyez simple et attentif à ce qui se passe. Soyez présent quelles que soient les expériences – votre posture, les sensations corporelles, la respiration, les sentiments et les émotions, les pensées, les distractions, l’audition et l’odorat. Si vous êtes à l’aise sur votre coussin et que vous réfléchissiez à quelque chose de très important, sans même réaliser que des pensées vous traversent, vous ne méditez pas.

Lorsque vous en prenez conscience soudainement, ne vous faites pas de souci. Détendez-vous, vérifiez votre attitude, et recommencez l’exercice depuis le début.
 

Soyez présent lorsque vous marchez. Il n’y pas besoin de marcher vite ou lentement, mais simplement de façon naturelle. Il vous faut observer là où votre attention se dirige, ou bien ressentir votre corps en mouvement dans sa globalité. Si la conscience se fixe sur un mouvement ou une sensation particulière, c’est juste aussi. Mais rappelez-vous, vous n’êtes pas obligé de vous concentrer sur un même objet sans arrêt ; en fait, vous devriez éviter cela si cela crée des tensions. Vous pouvez aussi être présent aux sons et au fait que vous regardez où vous allez. Essayez de ne pas regarder autour de vous car cela risquerait de vous distraire. Toutefois, lorsque la présence sera plus continue, vous apprendrez à être présent tout en regardant quelque chose. Cette capacité de présence à la vision se développe avec la pratique. Tant que vous n’aurez pas développé cette capacité, le fait de voir des objets risque d’être une cause de distraction, de perte de présence.

Lorsque vous pratiquez la méditation debout, vous pouvez suivre les mêmes principes de base que pour la méditation assise et en marchant. Vérifiez si vous êtes tendu !
 

Lorsque vous mangez, ne soyez pas pressé. Si vous vous dépêchez de manger, vous risquez de n’être pas présent. Ainsi, en prenant conscience de manger rapidement, arrêtez-vous et soyez présent à l’empressement que vous ressentez ou aux sentiments qui l’accompagnent pendant un instant. Il est nécessaire d’être suffisamment calme pour comprendre ce qui se passe lorsque vous mangez. Faites l’expérience des sensations, des odeurs, des goûts, des états mentaux, de ce que vous aimez et n’aimez pas. Remarquez aussi vos mouvements corporels. Ne soyez pas trop attentif à tout les détails, mais restez présent à l’expérience.

Comment vous sentez-vous au cours de ces activités ? Est-ce que vous remarquez ce que vous aimez et n’aimez pas ? Etes- vous conscient lorsque vous regardez quelque chose ? Êtes-vous attentif lorsque vous écoutez quelque chose ? Etes-vous conscient des jugements qui surgissent envers ce que vous voyez, entendez, goûtez, touchez, pensez ou ressentez ? Etes-vous présent lorsque vous parlez ? Êtes-vous attentif à la force et au ton de votre voix ?
Votre temps libre et vos activités personnelles sont également des moments privilégiés pour pratiquer la présence. Vous avez peut-être tendance à être facilement distrait lorsque vous êtes tout seul. Êtes-vous présent lorsque vous fermez les portes, lorsque vous vous brossez les dents, enfilez un vêtement

Il est important de vérifier régulièrement si vous êtes tendu ou détendu ; si vous ne le faites pas, vous ne saurez pas si vous êtes l’un ou l’autre. Si vous êtes tendu, soyez présent à la tension. Vous ne pouvez pas pratiquez si vous êtes tendu. Si vous vous tendez, cela indique que vous n’avez pas la bonne attitude. Questionnez le fonctionnement de votre conscience. Si vous faites cela souvent, tout au long de la journée, vous pourrez prévenir beaucoup de tensions. En pratiquant, vous allez découvrir les causes cachées derrière les tensions. N’oubliez pas d’être attentif aux tensions ! Si vous êtes facilement tendu, pratiquez la méditation en position allongée une fois par jour. Cela vous aidera également à être présent dans toutes les postures du corps.
 

La distraction / Les sons


Lorsque des pensées vous traversent, si vous êtes distrait, ou si un son attire votre attention, prenez-en simplement conscience. Réfléchir est une activité naturelle de la conscience. Si vous avez une bonne audition, vous allez naturellement entendre des sons. Votre attitude est juste en étant présent aux pensées ou à l’audition. Mais si vous vous sentez dérangé par les pensées ou les sons, ou si vous avez des réactions ou des jugements envers eux, il y a un problème dans votre attitude. Le problème n’est pas la distraction ou les sons; le problème c’est votre attitude pensant qu’« ils ne devraient pas surgir ». Alors comprenez qu’il s’agit simplement de prendre conscience de certains fonctionnements de la conscience. Ces fonctionnements ne sont que des objets à observer.

Réfléchir est une activité mentale. Si vous débutez, il s’agit ne pas trop porter votre attention sur les processus de pensées. Il ne s’agit pas non plus d’éviter d’être présent aux pensées en revenant immédiatement à l’objet premier de votre méditation. Lorsque vous remarquez une pensée, soyez d’abord attentif à celle-ci, puis rappelez-vous qu’une pensée n’est qu’une pensée. Ne vous dites pas « c’est ma pensée ». A ce moment-là, vous pouvez revenir à l’objet premier de votre méditation.

Si vous vous sentez dérangé par les pensées, rappelez-vous que vous ne méditez pas afin de les prévenir, mais plutôt pour les reconnaître quand elles surgissent. Si vous n’êtes pas présent, vous ne pouvez pas savoir que vous pensez. Le fait de reconnaître que vous pensez démontre la présence. Rappelez-vous bien ceci : la quantité de fois où la conscience s’évade en pensées ou s’agace à propos de quelque chose importe peu – l’important c’est d’en prendre conscience.
 

Il n’est pas important que les pensées s’arrêtent ou pas. Il est plus important de comprendre si ces pensées sont vives ou encombrantes, convenables ou inappropriées, utiles ou inutiles. C’est pour cela qu’il est essentiel d’apprendre à être présent aux pensées sans s’y impliquer. Si une pensée devient de plus en plus encombrante malgré votre intention d’être simplement présent, vous êtes probablement quelque peu impliqué dans la pensée. Lorsque cela se produit, lorsque les pensées prennent tant de place que vous ne pouvez plus les observer, arrêtez de leur prêter attention et soyez alors présent aux émotions sous-jacentes, ou aux sensations corporelles.

Que vous soyez assis, que vous marchiez ou que vous soyez au milieu d’une activité quotidienne, posez-vous de temps en temps ces questions : « Que fait la conscience ? » « Pense-t-elle ? » « A quoi pense-t-elle ? » « Est-elle présente ? » « Présente à quoi ? »

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