lundi 12 juin 2017

Courte biographie du Vén. Webu Sayadaw


Voici une courte biographie de Webu Sayadaw. Dans de prochains articles, je donnerais plus de détails sur des évenements de sa vie et aussi des anecdotes.

Webu Sayadaw (1896-1977)

 


Ven. Webu Sayadaw était l'un des moines les plus respectés de ce siècle en Birmanie. Il est connu pour avoir donner toute son importance à la pratique diligente plutôt qu'à l'étude scolastique.

Webu Sayadaw est né dans le village de Ingyinpin dans le nord de la Birmanie le 17 février 1896. Il suivit une formation classique de moines dans les écritures Pali à l'âge de 9 ans, âge où il devint un novice, jusqu'à ces 27 ans. En 1923 (7 ans après son ordination), il quitta le monastère et passa 4 ans en solitude. Il pratiqua ( et plus tard enseigna) la technique d'Anapana-sati (attention à la respiration). Il disait qu'en travaillant avec cette pratique jusqu'à un très profond niveau de concentration, on est capable de développer Vipassana (la vision pénétrante) dans les caractéristiques essentielles de toutes expériences : anicca(impermanence), anatta(non-soi), et dukkha(l'insatisfaction). Webu Sayadaw était célèbre par sa diligence infatigable dans la méditation et pour passer la plupart de son temps dans la solitude. Il était réputé être un arahant (quelqu'un de pleinement éveillé, ayant surmonté les dix entraves, cf Note). Il était dit qu'il ne dormait jamais.

Pendant les premières 57 années de sa vie, Webu resta au nord de la Birmanie, divisant son temps dans une petite zone géographique parmi trois centres (Ingyinpin, Shwebo, Kyaukse). Après son premier voyage à Rangoun (alors capitale du pays), à l'invitation de Sayagyi U Ba Khin, en 1953, il inclut le sud de la Birmanie dans ses voyages,  en y allant de temps en temps pour enseigner et méditer. Il alla aussi en pèlerinage en Inde et au Sri Lanka. Webu Sayadaw passa ses derniers jours au centre de méditation de son village natal. Il disparut le 26 juin 1977, à  l'âge de 81 ans.

A suivre...

Note :
Les dix entraves sont selon Henepola Gunaratana, dans Les Huits marches vers le bonheur :
1. la croyance  en l'existence d'un soi permanent
2. le doute sur le message du Buddha
3. la croyance que l'on puisse mettre fin à la souffrance en suivant les règles et les rituels.
4. l'avidité envers les plaisirs sensuels (avidité grossières)
5. la haine
6. le désir subtil d'exister sous une forme matérielle subtile;
7. le désir subtil d'exister sous une forme immatérielle;
8. la vanité, ou perception sous-jacente d'une identité personelle
9. l'agitation et l'inquiétude
10. l'ignorance


source biographique : http://www.vridhamma.org/Venerable-Webu-Sayadaw-1896-1977


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